Comment planter le safran étape par étape

Le Crocus Sativus

Le safran porte le nom scientifique de Crocus sativus, et appartient à un groupe bien connu de plantes à bulbe appelées iridacées. Ses fleurs, qui apparaissent entre octobre et novembre, contiennent les stigmates,
c’est-à-dire la partie du pistil qui est récoltée et séchée pour obtenir l’épice.

Dans la suite de l’article nous allons voir quelles sont les clés de la culture du safran, pour inspirer le fermier en herbe qui souhaite cultiver cette belle plante.

Un climat favorable au safran
Le safran est une plante à bulbes qui résiste très bien aux climats extrêmes, en partie grâce au fait qu’elle génère des structures souterraines de résistance appelées bulbes. Cela lui permet de résister aux conditions chaudes et sèches de l’été.

En hiver, une fois que les fleurs ont été récoltées et que la partie aérienne est morte, la couche de terre qui existe au-dessus des bulbes les protège contre le gel, supportant des températures allant jusqu’à -12ºC.

 

Préparation du sol et premières étapes de la culture
Comme dans toute culture, la préparation correcte du sol est une tâche essentielle pour obtenir les meilleurs résultats, dans le cas du safran c’est également une étape importante car c’est une plante qui demande peu d’entretien.

Le safran a une prédilection pour les sols bien drainés, un peu meubles et légèrement calcaires. Les zones argileuses, froides ou humides doivent être évitées car elles pourraient faire pourrir le bulbe. Ils tolèrent une gamme de pH du sol comprise entre 6 et 8.

La fertilisation se fait généralement de deux manières : soit on ajoute du fumier au sol pendant l’hiver avant d’introduire les bulbes dans le sol, soit on apporte un engrais azoté en surface une fois la plantation effectuée.

Il est également conseillé de labourer le sol pour le rendre souple et meuble avant la plantation, qui doit se faire en été, le mois exact dépendant de l’humidité du sol. Pour cela, les bulbes seront utilisés directement à la place des graines, auxquelles on retire les tuniques extérieures. Ceux-ci seront introduits à une profondeur de 20 cm, séparés entre eux de 10 cm, dans certains fossés creusés à cet effet précédemment.

L’arrosage
il est conseillé d’arroser à deux moments précis : au début du printemps, pour que les bulbes se multiplient, et au début de l’automne, pour favoriser la floraison.

Le safran peut être cultivé en système sec ou irrigué, sans différence substantielle dans la qualité ou la quantité de la récolte. L’irrigation peut être effectuée au moyen d’un arrosage goutte à goutte ou d’un tuyau, cette dernière méthode étant utilisée lorsque la surface cultivée n’est pas très étendue.

Récolte
C’est la partie la plus fastidieuse, car elle demande beaucoup de travail et doit inévitablement être effectuée à la main. En raison de ces deux circonstances, le prix que les stigmates acquièrent une fois séchés est très élevé. Cela entraîne l’existence d’une grande concurrence sur le marché du safran, avec des pays comme l’Iran, le Maroc ou l’Inde qui le vendent à un prix moins élevé. Parfois, certains producteurs achètent dans ces pays et vendent des produits étiquetés comme étant européen ou Français, ce qui se traduit malheureusement par un produit de moindre qualité.

Le pistil est souvent récolté à l’aide de pinces, lorsqu’il y a peu de fleurs dans la plantation, soit en les coupant en entier et en les traitant plus tard dans un endroit plus adapté.

Après ces tâches, l’or rouge doit subir un processus de séchage, qui peut se faire à température ambiante ou à l’aide de fours à basse température. Ensuite, les stigmates sont stockés pendant au moins 3 mois afin que les composés chimiques qui leur donnent leur goût caractéristique puissent mûrir correctement.

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